Une finale très attendue au Maroc
La Coupe d’Afrique des nations 2025 a livré son verdict ce dimanche 18 janvier 2026 au Maroc. La grande finale opposait le pays hôte au Sénégal, au stade Prince Moulay Abdallah de Rabat. Dans une enceinte acquise à la cause des Lions de l’Atlas, l’enjeu était immense pour les deux sélections. Le Maroc espérait décrocher un second sacre continental, vingt-deux ans après sa finale perdue en 2004. En face, le Sénégal visait une confirmation historique après son premier titre remporté en 2021.
Dès l’entame, la rencontre s’est révélée tactique et très disputée. Le Maroc a légèrement dominé la possession, cherchant à imposer son rythme devant son public. Le Sénégal, bien organisé, a privilégié un bloc compact pour contenir les offensives adverses. Les deux équipes se sont neutralisées durant de longues minutes, offrant une première période intense mais fermée.
Un Sénégal solide malgré un milieu remanié
Privé de Habib Diarra sur blessure, le sélectionneur sénégalais a procédé à un léger réaménagement de son milieu de terrain. Lamine Camara a été titularisé aux côtés de Idrissa Gana Gueye et Pape Gueye. Cette organisation a permis aux Lions de la Teranga de maintenir un équilibre défensif solide. Sur les côtés, Sadio Mané et Illiman Ndiaye ont tenté d’exploiter la moindre ouverture.
La première véritable occasion de la rencontre est venue d’un tir ras de terre d’Illiman Ndiaye. Le ballon a frôlé le pied du gardien marocain Yassine Bounou, provoquant un premier frisson dans les tribunes. Cette action a marqué un tournant psychologique, prouvant que le Sénégal pouvait se montrer dangereux malgré une domination territoriale marocaine.
Un tournant arbitral et un penalty manqué
Au retour des vestiaires, le Maroc s’est montré plus entreprenant. Sous l’impulsion de son capitaine, Ayoub El Kaabi, les Lions de l’Atlas ont accentué leur pressing. À la 57ᵉ minute, El Kaabi a vu sa frappe passer de justesse à côté du poteau, alors que le gardien sénégalais s’était manqué dans sa sortie. Le public a cru à l’ouverture du score.
Quelques minutes plus tard, le Sénégal a cru faire taire le stade en marquant sur corner. Mais l’arbitre congolais Jean Jacques Ndala Ngambo a annulé le but sans recourir à la VAR, malgré les protestations sénégalaises. En fin de temps réglementaire, une faute sifflée contre Malick Diouf sur Brahim Díaz a conduit à un penalty après consultation de la VAR. Un moment de tension extrême, finalement sans conséquence puisque le tir de Díaz a été manqué.
Le coup de grâce sénégalais en prolongation
La prolongation a offert un scénario haletant. Sur une récupération haute de Sadio Mané, le Sénégal a lancé une attaque rapide. Quelques minutes après le début de la première période supplémentaire, Pape Gueye a inscrit l’unique but de la rencontre d’une frappe puissante au second poteau. Le silence s’est abattu sur le stade de Rabat, tandis que le banc sénégalais exultait.
Ce but a suffi pour offrir la victoire aux Lions de la Teranga. Le Sénégal s’impose ainsi face au Maroc et décroche sa deuxième étoile continentale. Une consécration qui confirme la régularité et la maturité de cette génération dorée. Le pays hôte se console avec une médaille de bronze, le trophée du fair-play et un titre individuel pour Brahim Díaz, meilleur buteur avec cinq réalisations.
Le Sénégal sur le toit de l’Afrique
Avec ce succès, le Sénégal entre un peu plus dans l’histoire du football africain. Après le sacre de 2021, cette nouvelle victoire confirme son statut de puissance majeure du continent. Sadio Mané termine la compétition avec le titre de meilleur joueur du tournoi, symbole de son leadership et de son influence décisive. Cette finale restera comme l’une des plus intenses et controversées de la CAN récente.
Facinet Soumah

