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jeudi 29 janvier 2026

Fiasco technique à l’investiture du Président :  » La RTG n’a rien filmé, rien réalisé « , clarifie Fodé Tass Sylla.

Une cérémonie très attendue perturbée par une panne majeure

Des milliers de citoyens guinéens étaient réunis devant leurs écrans pour suivre en direct la cérémonie d’investiture du président Mamadi Doumbouya. Cet événement RTG investiture présidentielle, organisé au stade Général Lansana Conté de Nongo, devait marquer un moment solennel de la vie institutionnelle nationale. Cependant, une défaillance technique majeure a interrompu la retransmission officielle. Cette situation a rapidement suscité incompréhension, colère et frustration au sein de l’opinion publique.

Sur les réseaux sociaux, de nombreux téléspectateurs ont immédiatement pointé du doigt la Radiodiffusion Télévision Guinéenne (RTG). La télévision nationale a été accusée d’amateurisme et de mauvaise gestion technique. Cette vague de critiques a rapidement pris de l’ampleur, alimentant un débat national sur la qualité du service public audiovisuel. Pourtant, selon plusieurs observateurs, les responsabilités réelles semblaient plus complexes.

La mise au point ferme de Fodé Tass Sylla

Face à la polémique, Fodé Tass Sylla, ancien Directeur général de la RTG, a décidé de sortir du silence. Dans une publication largement relayée sur Facebook, il a tenu à rétablir ce qu’il considère comme une vérité ignorée du grand public. Selon lui, la RTG n’a joué aucun rôle dans la captation ni dans la production des images diffusées.

Il affirme sans détour que la RTG n’a « rien filmé, rien réalisé, rien monté » lors de cette cérémonie. D’après ses explications, la télévision nationale n’a agi que comme un simple canal de diffusion. Les images auraient été produites par d’autres structures relevant directement de la Présidence. Cette clarification remet en cause les accusations portées contre les équipes techniques de la RTG.

Une critique des structures parallèles de communication

Au-delà de la défense de la RTG, Fodé Tass Sylla dénonce l’existence de structures parallèles qu’il juge contre-productives. Il cite notamment la Direction de la communication et de l’information de la Présidence et des médias institutionnels satellites. Selon lui, la dispersion des moyens techniques affaiblit la qualité globale de la communication d’État. Cette fragmentation, affirme-t-il, favorise l’improvisation et les erreurs techniques.

L’ancien dirigeant estime qu’il serait plus rationnel de regrouper l’ensemble des équipements audiovisuels publics au sein de la RTG. Il rappelle que cette institution demeure, selon lui, « le seul et unique outil de communication audiovisuelle du gouvernement ». Cette centralisation permettrait, à ses yeux, de renforcer le professionnalisme et la cohérence des productions officielles.

Une atteinte à l’image de la Nation

Dans sa déclaration, Fodé Tass Sylla se montre particulièrement préoccupé par l’impact symbolique de cet incident. Il évoque une « honte mondiale » et une atteinte à l’image de la Guinée sur la scène internationale. Pour lui, ces défaillances médiatiques nuisent non seulement aux professionnels de la RTG, mais aussi à la crédibilité de l’État. Il parle d’une situation « scandaleusement triste » pour les travailleurs du service public.

Cette prise de position relance le débat sur la gouvernance de la communication institutionnelle en Guinée. Elle pose également la question de la responsabilité politique dans l’organisation d’événements d’envergure nationale. À travers cette sortie médiatique, l’ancien DG appelle implicitement à une réforme profonde du dispositif audiovisuel public.

Un débat appelé à se poursuivre

L’incident de l’investiture du président Mamadi Doumbouya dépasse désormais le simple cadre technique. Il met en lumière des tensions structurelles entre institutions et soulève des interrogations sur la gestion des ressources publiques. Alors que l’opinion continue de s’interroger, les autorités n’ont pas encore réagi officiellement aux accusations et propositions formulées. Une chose est certaine : le débat sur le rôle et la place de la RTG dans l’appareil d’État est loin d’être clos.

Facinet Soumah

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