Donald Trump continue de façonner la diplomatie américaine. Depuis son retour à la Maison Blanche, le président a placé ses alliés à des postes stratégiques. Cela lui permet de mieux défendre sa vision à l’étranger. Une trentaine de diplomates viennent ainsi d’être sommés de rentrer à Washington. Cette fois, le continent africain est fortement touché. Des manœuvres inquiètent certains responsables.
Pour l’administration Trump, la procédure est « tout ce qu’il y a de plus normale». Un nouveau président nomme ses propres ambassadeurs et représentants à l’étranger des États-Unis. Ces 11 derniers mois, le républicain a déjà rappelé de nombreux diplomates pour les remplacer par ses alliés, rapporte notre correspondante à New York, Loubna Anaki.
Mais cette semaine, cette réorganisation s’est accélérée. Près de 30 diplomates de carrière ont été rappelés par la Maison Blanche. Les chefs de postes, des diplomates de carrière pour la plupart, se sont vu notifier leur ordre de départ d’ici fin janvier. Parmi eux, les représentants diplomatiques américains en Algérie, Côte d’Ivoire, Cameroun ou encore Sénégal. Au total, 14 pays africains sont concernés. Ces diplomates seront probablement remplacés par des personnes que Donald Trump estime plus alignées avec sa politique de l’Amérique d’abord.
Des décisions inquiètent le principal syndicat du corps diplomatique. Celui-ci affirme qu’un remaniement de cette ampleur est sans précédent. L’organisation estime que remplacer des diplomates de carrière par des gens moins expérimentés risque d’affaiblir la position des États-Unis dans des zones stratégiques.
Depuis son retour au pouvoir, le président Donald Trump et son secrétaire d’État Marco Rubio ont engagé une profonde réforme de la diplomatie américaine. Celle-ci est axée autour des priorités des États-Unis. Il s’agit de la lutte contre l’immigration illégale ou des programmes de promotion des politiques de diversité à l’aide étrangère.
Marco Rubio a supervisé le renvoi de centaines de personnels au sein du département d’État. Celui-ci a été réorganisé autour des priorités de l’administration Trump, et a supprimé l’Agence américaine pour le développement (USAID). En parallèle, le président américain, qui nomme les ambassadeurs, a placé des fidèles à travers le monde.
Source : RFI

