Une dénonciation ferme de la société civile
La coordination nationale de Tournons la Page en Guinée a publié un communiqué de presse, le 10 janvier 2026, pour dénoncer l’enlèvement de Nènè Oussou Diallo. Militante engagée, elle est membre du Comité national des femmes de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG). Selon l’ONG, l’enlèvement aurait été perpétré par des hommes armés et cagoulés. Les faits se seraient déroulés dans la nuit du 8 au 9 janvier à son domicile, en banlieue de Conakry. L’organisation parle d’un acte arbitraire grave.
Des circonstances jugées alarmantes
Dans son communiqué référencé N°001/CP/TLP-GUINÉE/2026, Tournons la Page décrit une opération menée à bord de quatre véhicules pick-up. Les individus auraient agi sans mandat connu ni identification officielle. Pour l’ONG, ces méthodes rappellent des pratiques de disparition forcée. Elles s’inscrivent, selon elle, dans un climat de répression croissante contre les acteurs politiques et de la société civile. L’affaire suscite une vive inquiétude parmi les militants des droits humains.
Une série de disparitions forcées dénoncée
Tournons la Page établit un lien entre cet enlèvement et d’autres cas similaires survenus ces derniers mois en Guinée. L’ONG cite notamment Oumar Sylla, dit Foniké Mengué, Mamadou Billo Bah, Saadou Nimaga et Habib Marouane Camara. Selon l’organisation, les familles de ces personnes restent sans nouvelles depuis plusieurs mois. Elle parle d’atteintes graves et répétées aux droits fondamentaux. Ces situations alimentent les craintes d’un recul durable des libertés publiques.
Des exigences claires adressées aux autorités
Dans son communiqué, Tournons la Page formule plusieurs exigences précises. Elle demande la libération immédiate et sans condition de Nènè Oussou Diallo. L’ONG réclame également des comptes sur l’état des enquêtes liées aux enlèvements et disparitions forcées. Elle insiste sur la nécessité de protéger la liberté d’expression, de réunion et de manifestation pacifique. Pour l’organisation, ces droits sont aujourd’hui sérieusement menacés.
Un appel pressant à la communauté internationale
Tournons la Page appelle la communauté internationale à ne pas détourner le regard. Elle estime que le régime militaire guinéen adopte une posture de plus en plus hostile envers les voix dissidentes. L’ONG plaide pour une action ferme et coordonnée en faveur des victimes. Elle conclut en réaffirmant sa solidarité avec les familles concernées. La mobilisation internationale est jugée essentielle pour obtenir vérité et justice.

