Le secteur énergétique de la République de Guinée franchit une étape décisive. Le Fonds africain de développement (FAD) a officiellement acté l’octroi d’un financement complémentaire de 29,96 millions de dollars. Ce financement est destiné à dynamiser le Projet d’Interconnexion Électrique en 225 kV Guinée–Mali (PIEGM).
Un investissement ciblé pour l’électrification rurale
Ce montage financier se décompose en deux volets, un prêt de 26,12 millions de dollars et une subvention sous forme de don de 3,84 millions de dollars. De plus, ces fonds sont exclusivement dédiés à l’extension du réseau de distribution électrique.
L’impact opérationnel attendu est significatif, avec l’objectif prioritaire de réaliser 37 500 nouveaux branchements. Ce déploiement ne concernera pas uniquement les foyers domestiques.
Il faut nécessairement passer par des services publics avec une alimentation prioritaire des écoles et centres de santé. Ceci vise à renforcer la résilience sociale.
Avec le soutien aux activités locales, levier essentiel pour stimuler la production et la création d’emplois. Cela concerne les zones traversées par la ligne.
Le PIEGM s’inscrit dans une stratégie plus large d’intégration économique sous-régionale. En reliant les réseaux électriques guinéen et malien, ce projet vise à optimiser les capacités de production d’énergie renouvelable (notamment hydroélectrique) de la Guinée. Par ailleurs, il répond à la demande croissante en électricité au Mali.
Au-delà de l’accès à l’énergie, cette interconnexion est perçue comme un moteur de stabilité et de croissance partagée. Elle consolide ainsi les liens de coopération entre les deux nations.
Facinet Soumah


C’est la Guinée qui gagne seulement