L’insécurité routière vient encore d’endeuiller des familles en Guinée. Ce lundi 2 février 2026, dans la matinée, un tragique accident de la circulation a coûté la vie à deux femmes dans la sous-préfecture de Khorira (Dubréka). Un drame qui relance avec acuité le débat sur l’état de nos routes et la récurrence des accidents mortels dans le pays.
Ce drame s’est produit précisément dans le district de Kangolia Gbènsèkè. Selon les témoignages recueillis sur place, un véhicule de type pick-up, en provenance de Boffa pour Conakry, a terminé sa course dans un ravin après avoir quitté la chaussée.
Selon les riverains, la cause de ce nouvel accident ne fait aucun doute. Aboubacar Camara, témoin oculaire du drame, pointe du doigt la dégradation avancée de l’axe routier :
« Cette route Tanènè-Khorira est laissée pour compte depuis plusieurs années. C’est cet abandon qui est à l’origine de cet accident mortel », explique-t-il avec amertume.
Ce tronçon, vital pour le trafic entre la zone minière de Boffa et la capitale, est devenu un véritable piège pour les usagers, illustrant le calvaire quotidien des transporteurs et des passagers.
Cet accident à Khorira n’est malheureusement pas un cas isolé. Depuis le début de l’année 2026, la Guinée fait face à une recrudescence inquiétante des accidents de la circulation. Entre défaillances techniques, excès de vitesse et surtout le mauvais état des infrastructures, les routes guinéennes continuent de tuer en silence.
Malgré les efforts de sensibilisation de l’Agence Guinéenne de la Sécurité Routière (AGUISER) et les opérations de dépistage d’alcoolémie récemment lancées par la police, le bilan reste lourd. La tragédie de ce lundi rappelle l’urgence de passer à la vitesse supérieure dans la réhabilitation des axes routiers stratégiques du pays.
Le décès de ces deux femmes à Dubréka vient s’ajouter à une longue liste de victimes qui ne cesse de s’allonger. Pour les populations de Khorira, l’heure n’est plus aux promesses mais aux actes. La sécurisation de l’axe Tanènè-Khorira est aujourd’hui une nécessité absolue pour stopper cette hémorragie humaine.
En attendant une réaction officielle, les corps des victimes ont été pris en charge par les autorités locales et les familles sont plongées dans une profonde affliction.
Facinet Soumah

