CONAKRY – Dans la matinée de ce vendredi 6 février 2026, aux environs de 7h00, un violent incendie s’est déclaré au quartier Sangoyah Mosquée, dans la commune de Matoto. Le sinistre a causé d’importants dégâts matériels, plongeant de nombreux citoyens dans le désarroi.
Selon les premières informations recueillies sur place, l’imprudence serait à l’origine du drame : un enfant aurait tenté de brûler des ordures, mais les flammes, attisées par le vent, sont devenues incontrôlables. Le bilan matériel est lourd : au moins six ateliers de menuiserie et de tapisserie, plusieurs points de vente de bois, des boutiques ainsi qu’un kiosque à café ont été réduits en cendres. Si aucune perte en vie humaine n’est à déplorer, les artisans et commerçants ont presque tout perdu.
Parmi les victimes, Kadiatou Souaré, mère de famille dont le mari est absent, a vu ses économies et ses marchandises disparaître en quelques minutes, alors qu’elle s’apprêtait à célébrer un événement familial.
« J’étais à la maison quand un agent m’a appelée pour me dire de venir rapidement car le feu avait pris mon conteneur. Il y avait beaucoup de marchandises et des appareils avec lesquels je travaille. Je stockais ces biens depuis trois ans, notamment pour faire des achats avant le Ramadan. Il y avait aussi l’argent et les habits du mariage de ma grande sœur dont la cérémonie débute ce soir », a-t-elle expliqué, en larmes.
Désespérée, elle lance un appel aux autorités : « Je demande à l’État de nous venir en aide. Mon mari m’a abandonnée, c’est moi qui prends en charge mes enfants et nous avons tout perdu. »
Le président de la délégation spéciale de Matoto, Moussa Diallo, s’est rendu sur les lieux pour constater l’ampleur des dégâts. Il a pointé du doigt un manque de vigilance citoyenne.
« C’est dû à l’imprudence. Quelqu’un a mis le feu pour se protéger de la fraîcheur, comme si on était au village, et il n’a pas pu le maîtriser. Le dégât matériel est énorme, mais Dieu merci, il n’y a pas eu de perte en vie humaine », a-t-il déclaré.
Moussa Diallo a également déploré l’incivisme de certains usagers de la route qui ont entravé l’intervention des secours :
« Ce qui est regrettable, c’est le manque de civisme. Nous avons barré la route pour permettre aux sapeurs-pompiers de travailler, mais des conducteurs sont venus jusqu’au lieu de l’intervention. Il faut que les mentalités changent face à de telles circonstances. »
Facinet Soumah

