Alors que le Premier ministre Amadou Oury Bah dirigeait le conseil interministériel, le Chef de l’État, Mamadi Doumbouya, a fait une apparition surprise. Au cœur de cette visite inopinée : l’urgence de résoudre la crise de liquidités qui paralyse l’économie guinéenne.
L’agenda gouvernemental a été bousculé ce mardi 17 mars 2026, par une visite impromptue du président de la République. S’invitant à la table des ministres en plein exercice, Mamadi Doumbouya a tenu à marquer de son empreinte les orientations économiques du pays. D’ailleurs, cette intervention directe souligne l’urgence d’un dossier. Ce dossier préoccupe désormais les plus hautes sphères de l’État : la raréfaction de l’argent liquide dans les circuits officiels.
Le constat est sans appel. Selon le Premier ministre, Amadou Oury Bah, l’économie nationale subit de plein fouet un déficit de circulation des espèces. Pour parer au plus pressé et soulager les agents économiques, le Chef de l’État a tranché :
• L’impression de nouveaux billets : Une mesure immédiate pour injecter des liquidités et fluidifier les transactions quotidiennes.
Toutefois, cette solution, bien qu’indispensable à court terme, n’est que le premier volet d’une réforme beaucoup plus profonde voulue par la présidence.
Le Président Doumbouya ne compte pas se limiter à la planche à billets. Il a fixé un ultimatum de trois à quatre mois pour accélérer la modernisation des systèmes de paiement. De plus, l’ambition est claire : aligner la Guinée sur les standards internationaux. Dans ces standards, l’essentiel de l’activité économique transite par les banques et les plateformes numériques.
« Dans certains pays, vous ne pouvez pas vous promener avec des espèces parce que l’essentiel de l’activité se fait via les moyens de paiement électroniques. Nous devons nous acheminer dans cette direction », a martelé le Premier ministre, relayant les instructions présidentielles.
Facinet Soumah

