Le procès en appel de Mohamed Diané a connu un moment clé ce jeudi 5 mars 2026 devant la chambre des appels de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières. Au cours de cette audience consacrée aux plaidoiries et aux réquisitions, la partie civile et le ministère public ont plaidé pour la confirmation intégrale du jugement rendu en première instance.
Prenant la parole à l’ouverture des débats, l’avocat de la partie civile, Pépé Antoine Lamah, a invité la Cour à maintenir la décision dans son volet civil. Il a ainsi réitéré la demande de condamnation de l’ancien ministre de la Défense au paiement de 500 milliards de francs guinéens à titre de dommages et intérêts, estimant que les conclusions tirées lors du premier jugement restent juridiquement fondées au regard des éléments versés au dossier.
Le ministère public a abondé dans le même sens. Le procureur spécial près la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières, Aly Touré, a requis la confirmation pure et simple du jugement entrepris, tant sur le plan pénal que financier. Il a demandé le maintien de la peine de cinq ans d’emprisonnement ferme ainsi que l’amende de cinq milliards de francs guinéens prononcées à l’encontre de Mohamed Diané.
S’agissant de l’action civile, le parquet a indiqué que la juridiction d’appel pourrait s’appuyer sur les arguments développés par la défense des intérêts de l’État pour se prononcer.
La partie civile et le ministère public estiment que les infractions reprochées, notamment le détournement de deniers publics, l’enrichissement illicite et le blanchiment de capitaux sont suffisamment établies, en s’appuyant sur les rapports d’enquête ainsi que sur les pièces versées au dossier au cours de la procédure.
Facinet Soumah

