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jeudi 29 janvier 2026

Coyah : trois écolières se noient dans un marigot, le quartier Laminaya sous le choc.

Un drame survenu un samedi après-midi

Un tragique accident a endeuillé la commune urbaine de Coyah dans la journée du samedi 17 janvier 2026. Au quartier Laminaya, trois jeunes écolières ont perdu la vie par noyade dans un marigot de la localité. Les victimes, toutes en classe de sixième année, ont été emportées par les eaux dans des circonstances dramatiques. Le drame a plongé les familles concernées et les riverains dans une profonde consternation.

Selon les informations recueillies auprès de sources locales, les trois fillettes étaient scolarisées à l’école primaire de Kenkéten. Elles auraient quitté l’établissement plus tôt que prévu dans la journée. Ce retour anticipé serait lié aux activités organisées à l’occasion de l’investiture du président de la République. Ce contexte particulier a malheureusement précédé un enchaînement fatal.

Identité des victimes et réaction de l’école

Les victimes ont été identifiées comme Batouly Bah, Foulématou Bangoura et Aissata Camara. Toutes fréquentaient la même école primaire située dans la commune urbaine de Coyah. La nouvelle de leur décès a provoqué une onde de choc au sein de l’établissement scolaire. Élèves, enseignants et parents restent profondément marqués par cette disparition brutale.

Le directeur adjoint de l’école primaire de Kenkéten, Jean Yombouno, est revenu sur les circonstances ayant conduit au drame. Il explique que les élèves avaient été autorisés à rentrer plus tôt à leur domicile. Cette décision visait à éviter des perturbations liées aux activités officielles prévues dans le pays. Toutefois, certaines élèves n’auraient pas regagné immédiatement leurs maisons.

Le récit des faits au bord du marigot

D’après le témoignage du responsable scolaire, les fillettes se seraient rendues au marigot pour se baigner. Une première élève serait descendue dans l’eau pendant que les autres restaient sur la rive. Rapidement, elle aurait montré des signes de difficulté. En tentant de lui porter secours, deux de ses camarades auraient également été happées par les eaux. La situation s’est alors transformée en drame irréversible.

Alertés par les cris, des habitants du quartier se sont précipités sur les lieux. Cependant, la peur aurait paralysé plusieurs jeunes présents. Selon les témoignages recueillis, une rumeur persistante évoquait la présence d’une pieuvre dans cette partie du marigot. Cette croyance aurait dissuadé plusieurs personnes de tenter un sauvetage immédiat. Finalement, un jeune du quartier a trouvé le courage de se jeter à l’eau pour extraire les corps.

Intervention des autorités et inhumation

Après la récupération des corps, les services de sécurité se sont rendus sur place pour effectuer les constats d’usage. Les autorités locales ont procédé aux formalités nécessaires avant de remettre les dépouilles aux familles endeuillées. Les trois écolières ont été inhumées le même jour, samedi, après la prière de 17 heures. La cérémonie s’est déroulée dans une atmosphère de grande tristesse.

Ce drame a suscité une vive émotion dans toute la commune urbaine de Coyah. Des habitants de Laminaya appellent à davantage de vigilance et de prévention. Plusieurs voix s’élèvent pour demander la sécurisation des points d’eau jugés dangereux. La question de la protection des enfants reste au cœur des préoccupations locales.

Une problématique récurrente de sécurité

Ce nouvel accident relance le débat sur la surveillance des zones à risque dans les quartiers périphériques. Les marigots, souvent non aménagés, représentent un danger permanent pour les enfants. Les autorités locales et les communautés sont interpellées sur la nécessité de renforcer la prévention. À Coyah, l’émotion demeure vive, tandis que les familles pleurent la perte de trois jeunes vies.

Facinet Soumah

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