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Conakry
mercredi 25 février 2026

Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée : Congrès avorté, la Fédération Syndicale Professionnelle de l’Éducation au bord de l’implosion

Ce mercredi , 25 février 2026, la tension a atteint son paroxysme à la Bourse du Travail à Conakry. L’ouverture d’un congrès partiel de la Fédération Syndicale Professionnelle de l’Éducation (FSPE) s’est transformé en démonstration de force. Par ailleurs, il y a eu un bras de fer spectaculaire entre deux camps irréconciliables. Cette crise syndicale FSPE CNTG témoigne de la profonde division au sein du mouvement.

La faction conduite par Alpha Gassim Barry et Hadja Saran Fofana, soutenue par le bureau exécutif national de la CNTG et son secrétaire général Amadou Diallo, s’apprêtait à lancer ses travaux. Mais la situation a brutalement basculé.

Des militants fidèles à Salifou Camara, secrétaire général ont fait irruption dans la salle. Ils rappellent que « le mandat court jusqu’en 2028 ». Ils dénonçaient un « congrès fantôme » et « illégal ».

L’intrusion a surpris les congressistes, alors en pleine rencontre avec le secrétaire général adjoint de la CNTG, Kader Camara.

Brandissant des pancartes et scandant des slogans tels que « Vive la solidarité, à bas le clanisme », « À bas la confusion et la division » ou encore « Vive le général Salifou Camara », les manifestants ont bloqué l’accès aux couloirs. De ce fait, ils ont paralysé la tenue des travaux.

Revendiquant la légitimité de leur bureau exécutif et la validité du mandat de leur leader, les cadres acquis à Salifou Camara l’ont porté en triomphe jusqu’à la salle. Cela se passait sous les acclamations d’enseignants mobilisés pour l’occasion.

La scène, électrique, a précipité l’intervention des forces de l’ordre, sollicitées par Kader Camara pour disperser les manifestants. Dans un premier temps, ces derniers ont refusé d’évacuer les lieux. Ils martelaient que la Bourse du Travail « est la maison des travailleurs ».

Après de longues tractations, un compromis a été trouvé : le départ des partisans de Salifou Camara était conditionné à l’évacuation immédiate des congressistes rivaux, retranchés dans un bureau de l’édifice. Une fois ces derniers exfiltrés, les manifestants ont accepté de se retirer.

En fin de journée, un calme relatif est revenu à la Bourse du Travail. Mais derrière cette accalmie apparente, la fracture reste béante.

Les partisans de Salifou Camara, toujours mobilisés, promettent d’empêcher toute nouvelle tentative de tenue d’un congrès qu’ils considèrent comme une manœuvre illégitime.

Au-delà d’un simple congrès avorté, c’est l’unité du mouvement syndical de l’éducation qui vacille.

Facinet Soumah.

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