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jeudi 29 janvier 2026

CONAKRY : le SPPG passe à l’offensive contre une radio privée  » récalcitrante « .

Un conflit social persistant dans le secteur des médias

Le Syndicat des Professionnels de la Presse de Guinée (SPPG) a annoncé une série de mesures fermes contre une radio privée opérant à Conakry. Le média est accusé de refuser de payer ses anciens journalistes, malgré plusieurs mois de réclamations. Depuis décembre dernier, un collectif de professionnels attend toujours le règlement de leurs arriérés de salaires et leur indemnisation définitive. La situation est suivie de près par le Syndicat. Celui-ci affirme agir dans le strict respect des droits socio-professionnels des journalistes.

Une médiation restée sans résultat

Dans un communiqué publié sur sa plateforme, le SPPG indique gérer ce dossier depuis plusieurs semaines. Malgré des tentatives de médiation menées « dans la discrétion », aucun accord n’a été trouvé. Le PDG du média concerné aurait adopté une posture assimilée à un refus de rétablir ses anciens employés dans leurs droits. Cette attitude a conduit le Syndicat à durcir le ton. Le dialogue est désormais jugé insuffisant pour régler le différend.

Publication du nom du média reportée

Face à l’impasse, le SPPG avait initialement annoncé la divulgation de l’identité du média le dimanche 18 janvier 2026. Toutefois, des doyens de la presse guinéenne sont intervenus afin d’éviter une escalade. Soucieux de préserver l’image du média et de favoriser une dernière tentative d’apaisement, ils ont sollicité un moratoire. Le Syndicat a accepté, à titre exceptionnel, de reporter cette publication. Le nom de la radio sera désormais révélé le dimanche 25 janvier 2026, en l’absence de règlement.

Des actions maintenues et un calendrier précis

Si la publication du nom du média a été différée, les autres actions annoncées restent inchangées. Le SPPG a confirmé l’organisation d’un sit-in devant les locaux de la radio, prévu le jeudi 29 janvier 2026. Une saisine du tribunal du travail interviendra ensuite le lundi 2 février 2026. Ces démarches traduisent la volonté du Syndicat de passer à une phase contentieuse. L’objectif affiché est la récupération effective des droits financiers dus aux journalistes.

Appel à la solidarité de la presse guinéenne

Le SPPG appelle l’ensemble des travailleurs des médias à se mobiliser autour de cette cause. Il invoque l’esprit de solidarité traditionnel au sein de la profession. Selon le Syndicat, l’unité est essentielle pour faire face aux abus persistants de certains employeurs. Les journalistes sont invités à inscrire ces dates clés dans leurs agendas. Le message du Syndicat est sans équivoque : « Ensemble unis, nous vaincrons ».

Une détermination affichée jusqu’au bout

Pour le SPPG, il ne s’agit plus de promesses ou de discussions prolongées. Le dossier est désormais inscrit dans une logique d’actions concrètes. Le Syndicat affirme qu’il suivra cette affaire « jusqu’à son aboutissement ». Cette mobilisation s’inscrit dans une lutte plus large pour la défense des droits socio-professionnels des journalistes guinéens. Elle met en lumière les fragilités structurelles du secteur des médias privés en Guinée.

Facinet Soumah

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