Le journaliste sportif de la Radiodiffusion Télévision Guinéenne (RTG), Daouda Bah, victime d’une violente agression à Bomboly, dans la commune de Ratoma (conakry), a été évacué dans la nuit de mardi à ce mercredi, 27 Août 2025 vers la Tunisie pour y recevoir des soins spécialisés.
Alors qu’il rentrait du travail à moto, Daouda Bah a été surpris par un groupe de jeunes présentés comme des manifestants. Ces derniers l’auraient attaqué à coups de pierres avant de lui subtiliser son sac à dos contenant du matériel de reportage, notamment des caméras et des ordinateurs appartenant au ministère de l’Économie et des Finances, avec lequel il collaborait.
Contrairement aux premières informations relayées, faisant état d’une blessure à l’arme blanche, il s’agit bien d’une agression à coups de pierres, comme l’a confirmé Saa Martin Fancinadouno, secrétaire général du syndicat de la RTG : » Daouda n’a pas été poignardé. Ce sont des cailloux qui l’ont atteint à la figure, notamment à l’œil gauche, au nez et à la lèvre supérieure « .
Face à la gravité des blessures, les autorités ont rapidement organisé son évacuation médicale. Selon le syndicat de la RTG, cette opération a été rendue possible grâce à la réactivité conjointe du ministre de l’Économie et des Finances, Mourana Soumah, et du ministre de l’Information et de la Communication, Fana Soumah, avec l’appui du gouvernement et de plusieurs structures hospitalières de Conakry.
» Nous espérons que cette évacuation permettra de sauver son œil et qu’il reviendra poursuivre son métier avec la même passion « , a ajouté Saa Martin Fancinadouno, saluant le soutien du président de la République, le Général Mamadi Doumbouya.
L’agression de Daouda Bah, journaliste reconnu pour son sérieux et son professionnalisme, remet en lumière la vulnérabilité des hommes et femmes de médias lors de mouvements sociaux ou de troubles dans la capitale.
Si son évacuation en Tunisie illustre la solidarité gouvernementale, elle pose en même temps une question de fond : comment mieux protéger les journalistes sur le terrain, afin que l’exercice de leur métier ne se transforme pas en risque vital ?
Facinet Soumah


prompte retablissement