La tension est montée d’un cran ce mercredi 11 février au marché d’Enta, en haute banlieue de Conakry. Une opération de déguerpissement menée le long de l’axe Enta–T6 a tourné à l’affrontement entre forces de l’ordre et commerçantes installées sur les accotements.
Dès les premières heures de la matinée, la police demande aux vendeuses de libérer la voie publique. Ces étals occupaient les trottoirs et une partie de la chaussée depuis plusieurs mois. Selon des témoins, les commerçantes ont refusé de quitter les lieux, estimant ne pas avoir reçu de solution de recasement claire ni de délai suffisant.
Face à cette résistance, les forces de sécurité ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser la foule. En quelques minutes, la zone a basculé dans la confusion. Des étals renversés. Des marchandises éparpillées au sol. La circulation totalement paralysée sur cet axe stratégique.
Des altercations physiques auraient également éclaté entre certains vendeurs et les agents déployés. Plusieurs commerçantes interpellées et conduites au commissariat, sous les cris et la colère des riverains. À l’heure actuelle, aucun bilan officiel n’a été communiqué concernant le nombre exact d’arrestations ou d’éventuels blessés.
Cette opération s’inscrit dans une campagne plus large d’assainissement urbain lancée par les autorités. L’objectif affiché est de libérer les emprises publiques, fluidifier la circulation et mettre fin à l’occupation anarchique des trottoirs par les marchés informels.
Mais à Enta, comme dans d’autres quartiers de la capitale, la mesure touche directement une économie de survie. Pour beaucoup de vendeuses, le commerce de rue représente l’unique source de revenus pour nourrir leur famille. La brutalité perçue de l’intervention ravive ainsi le débat sur l’équilibre entre autorité de l’État et protection sociale.
Si la chaussée semble désormais dégagée, la colère reste vive. Les forces de l’ordre continuent de quadriller le secteur, tandis que l’activité économique est à l’arrêt.
Ce nouvel épisode illustre les défis auxquels Conakry est confrontée : moderniser l’espace urbain sans provoquer de nouvelles tensions sociales dans une ville où l’économie informelle occupe une place centrale.
Xolomo Tokpa


Je vais aller aider les forces de l’ordre parce qu’elles ont bouffé le riz de la campagne présidentielle et barricadé les rues de Conakry pendant le soutien du GMDMedia: https://scontent-lax3-2.xx.fbcdn.net/v/t39.1997-6/70116608_2962427653829645_7433564451992764416_n.png?_nc_cat=1&ccb=1-7&_nc_sid=23dd7b&_nc_ohc=vsdxwJAoeioQ7kNvwHczGRl&_nc_oc=AdkE9VPKxqNjmMFbyCzDrCX0vfCO8NcgCMTHPElBOhaDWVSNnTYW_Kb3X82cKcpvaJI&_nc_zt=26&_nc_ht=scontent-lax3-2.xx&edm=AOerShkEAAAA&_nc_gid=gqwbOHBJE_hRAbrPk_eE2w&_nc_tpa=Q5bMBQGXDOG4DDb4Bfwt81H_hPorPIhz61cGw56_3qULwh7iffIsraW7KvgJqh2qbgywsvubdpyMAYblIg&oh=00_AfvD4rLN9DKpGgs66sPk-ZjqhWyXomLZaEVgzoAfxIGveA&oe=69926E34