Une nouvelle tragédie migratoire frappe les côtes comoriennes. Dans la nuit de mercredi à jeudi, une embarcation de fortune transportant une cinquantaine de migrants a chaviré au large de Mitsamiouli, sur l’île de Grande Comore. Selon les dernières informations communiquées par la Direction Générale de la Sécurité Civile et relayées par plusieurs médias locaux, le bilan provisoire fait état d’au moins 12 personnes décédées, 12 portées disparues et 30 survivants secourus et pris en charge à l’hôpital de Mitsamiouli.
L’embarcation, un kwassa-kwassa typique des traversées clandestines, transportait environ 51 personnes, majoritairement originaires d’Afrique de l’Est (notamment du Congo), en route vers Mayotte. Les migrants, parmi lesquels se trouvaient des femmes et de très jeunes enfants, ont été surpris par des conditions météorologiques difficiles ou une surcharge de l’embarcation précaire.
Les autorités locales ont rapidement mobilisé les secours. Des pêcheurs et des habitants de Mitsamiouli ont participé aux opérations de recherche, permettant de repêcher plusieurs corps au fil des heures. Le préfet de Mitsamiouli s’est exprimé sur place, exprimant sa profonde tristesse et appelant à une prise de conscience collective face aux dangers de l’immigration clandestine.
Le bilan, initialement annoncé à 8 morts (dont un bébé), 30 survivants et 13 disparus tôt dans la matinée, a été revu à la hausse plusieurs fois dans la journée. Certaines sources locales évoquent désormais jusqu’à 13 voire 17 morts alors que les recherches se poursuivent activement en mer.
Ce drame rappelle cruellement la persistance du phénomène des kwassa-kwassa dans le canal du Mozambique. Malgré les risques extrêmes – noyades, tempêtes, interceptions – des centaines de Comoriens et de migrants d’autres pays tentent chaque année la traversée vers Mayotte, distante d’une soixantaine de kilomètres, dans l’espoir d’une vie meilleure.
Les autorités comoriennes ont réitéré leurs appels à la vigilance et à la coopération régionale pour lutter contre les réseaux de passeurs. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes du naufrage et identifier les organisateurs de cette traversée mortelle.
Nos pensées vont aux familles des victimes et aux survivants, dont beaucoup souffrent de traumatismes physiques et psychologiques. La solidarité nationale et internationale est plus que jamais nécessaire face à ces drames humains répétés.
Voici le communiqué :


