Le Burkina Faso est sous le choc après la découverte macabre mardi, du corps sans vie de Viviane Yolande Compaoré, également connue sous le nom d’Ouédraogo. L’ancienne ministre et ex-députée a été retrouvée morte à son domicile dans la capitale, Ouagadougou. Les autorités judiciaires évoquent d’ores et déjà un assassinat.
Selon le procureur du Faso, la victime aurait été « agressée et assassinée ». Les circonstances exactes du drame restent à déterminer, mais les premiers éléments suggèrent une mort violente. Une enquête approfondie doit » faire toute la lumière » sur ce crime, a indiqué le parquet.
Viviane Yolande Compaoré, personnalité politique burkinabè bien connue, a occupé plusieurs postes ministériels. Elle a siégée à l’Assemblée nationale sous la présidence de Blaise Compaoré, renversé par une insurrection populaire en 2014. Son parcours politique la lie indéniablement à une époque révolue du pays. Ceci suscite déjà de nombreuses interrogations sur les motivations potentielles derrière son meurtre.
Les réactions commencent à affluer dans la classe politique et au sein de la population. Si certains se souviennent d’elle comme d’une femme politique active, d’autres associent son nom à l’ancien régime.
À ce stade, pas d’arrestation signalée. Les forces de sécurité mènent des auditions dans l’entourage de la défunte et analysent la scène de crime. La pression est forte sur les autorités pour obtenir des réponses rapides et transparentes. Ce crime commis avec violence au cœur de la capitale mérite un éclarcissement rapide.
Ce drame survient dans un contexte politique et sécuritaire déjà tendu au Burkina Faso, secoué par la menace jihadiste et des transitions politiques complexes. L’assassinat d’une ancienne figure du pouvoir soulève des questions sur la sécurité des personnalités publiques et les tensions héritées du passé.
L’opinion attend désormais que l’enquête progresse pour lever le voile sur la fin tragique de Viviane Yolande Compaoré.
Facinet Soumah

