Une tentative de coup d’État déjouée selon le gouvernement
Le gouvernement burkinabè est sorti du silence après la tentative de coup d’État déjouée samedi 3 janvier dernier. Dans une interview diffusée sur la télévision publique nationale, le ministre de la Sécurité a livré des détails sur ce complot présumé contre les institutions. Selon les autorités, les auteurs de cette tentative visaient un renversement violent du pouvoir en place. Le plan aurait été élaboré avec un niveau avancé de préparation. Ceci a conduit à plusieurs arrestations dans le cadre de cette affaire.
Un projet d’assassinats ciblés, selon les autorités
D’après les déclarations officielles, les putschistes projetaient l’assassinat du chef de l’État, le capitaine Ibrahim Traoré, ainsi que de plusieurs personnalités militaires et civiles. Le ministre de la Sécurité évoque un scénario destiné à semer le chaos au sommet de l’État. Ces actes auraient visé à affaiblir la chaîne de commandement militaire. Les autorités parlent d’une menace grave contre la stabilité nationale. Le dispositif sécuritaire aurait permis de neutraliser le complot à temps.
Paul-Henri Sandaogo Damiba mis en cause
Le gouvernement burkinabè accuse directement Paul-Henri Sandaogo Damiba, ancien président de la Transition, d’être le principal instigateur de cette tentative de putsch. Selon les autorités, l’opération aurait été conduite avec des soutiens extérieurs. Des fonds en provenance de Côte d’Ivoire auraient servi au financement du complot, d’après la version officielle. Cependant pas de preuve détaillée publique à ce stade. Ces accusations marquent une escalade politique notable.
Des arrestations et une enquête en cours
Plusieurs personnes soupçonnées d’implication dans ce complot ont été interpellées par les forces de sécurité. Les autorités affirment que les investigations se poursuivent afin d’identifier l’ensemble du réseau. Le ministre de la Sécurité assure faire toute la lumière sur cette tentative de déstabilisation. Les suspects seront présentés à la justice dans les prochains jours. Le gouvernement insiste sur le respect des procédures légales en vigueur.
Un contexte sécuritaire et politique sous tension
Cette annonce intervient dans un contexte de forte tension sécuritaire et politique au Burkina Faso. Depuis la prise du pouvoir par le capitaine Ibrahim Traoré, les autorités affirment faire face à des tentatives répétées de déstabilisation. Le gouvernement appelle la population à la vigilance et à la mobilisation autour des institutions. Il réaffirme sa détermination à préserver l’ordre constitutionnel de la Transition. Cette affaire pourrait avoir des répercussions régionales et diplomatiques importantes.
SOURCE : Rfi.fr

