Le souverain pontife s’est exprimé devant les fidèles catholiques réunis au Vatican, citant une quinzaine de pays et « ceux qui n’ont plus rien et ont tout perdu. »
• Le pape a prononcé sa première bénédiction de Noël, ce jeudi, au Vatican.
• Il a appelé les « parties impliquées » dans la guerre en Ukraine à dialoguer directement.
• Il a également eu une pensée pour « les victimes de guerres oubliées. »
« Le chemin de la paix. » Le pape Léon XIV a appelé les fidèles à « garder un esprit solidaire », malgré les « épreuves », ce jeudi 25 décembre, lors de sa première bénédiction de Noël, en dénonçant l’instabilité politique, les guerres, les violences et le terrorisme.
Il a notamment cité la guerre en Ukraine, appelant les dirigeants à trouver le « courage » de se parler directement. « Nous prions tout particulièrement pour le peuple ukrainien meurtri : que le bruit des armes cesse et que les parties impliquées, soutenues par l’engagement de la communauté internationale, trouvent le courage de dialoguer de manière sincère, directe et respectueuse » a-t-il ainsi lancé devant la foule, au terme d’une année assombrie par les conflits et polarisations politiques mais marquée par des espoirs de paix sur certains territoires.
De la Birmanie à Haïti…
Le pape a également dit sa pensée pour « les victimes de toutes les guerres en cours dans le monde, spécialement celles qui sont oubliées et ceux qui souffrent à cause de l’injustice, de l’instabilité politique, de la persécution religieuse, et du terrorisme. »
« Je pense en particulier à nos frères et sœurs du Soudan, du Sud Soudan, du Mali, du Burkina Faso, et de la République démocratique du Congo », a-t-il ainsi précisé, évoquant quelques secondes plus tard, la situation en Birmanie, en Syrie ou à Haïti. Citant 15 pays, en tout, le pape américain a notamment évoqué « ceux qui n’ont plus rien et ont tout perdu, comme les habitants de Gaza » et « ceux qui sont en proie à la faim et à la pauvreté, comme le peuple yéménite ».
Léon XIV, qui s’est inscrit dans les pas de son prédécesseur François sur la défense des réfugiés, a également cité les « nombreux migrants qui traversent la Méditerranée ou parcourent le continent américain » en quête d’un avenir meilleur.
L’année 2025 s’achève avec des sources d’espérance pour la communauté chrétienne qui a célébré son premier Noël festif à Bethléem, en Cisjordanie occupée, depuis le début de la guerre à Gaza. Mais l’appel du souverain pontife à une trêve d’un jour dans le monde n’a pas été entendu en Ukraine, où la guerre fait rage depuis près de quatre ans.
Pensées pour « les tentes de Gaza »
Avant cette intervention très attendue, le premier pape américain avait dénoncé jeudi matin lors de la messe à la basilique Saint-Pierre de Rome les guerres qui « laissent derrière elles des ruines et des blessures ouvertes ».
« Fragiles sont les esprits et les vies des jeunes contraints de prendre les armes, qui, sur le front, ressentent l’absurdité de ce qui leur est demandé et le mensonge dont sont imprégnés les discours grandiloquents de ceux qui les envoient mourir », a-t-il notamment lancé, en expliquant penser aux « tentes de Gaza, exposées depuis des semaines à la pluie, au vent et au froid. » Des centaines de milliers de Gazaouis font face aux pluies hivernales dans des conditions extrêmes.
Malgré la grave crise humanitaire, la trêve entrée en vigueur en octobre à Gaza, bien que fragile, a permis le retour des célébrations festives à Bethléem, berceau du christianisme en Cisjordanie occupée. Des centaines de fidèles se sont massés à l’approche de minuit dans la basilique de la Nativité, comble au point qu’ils étaient nombreux à être assis à même le sol.
Au Vatican, Léon XIV a conclu son discours en souhaitant un joyeux Noël aux fidèles en 10 langues (italien, français, anglais, espagnol, allemand, portugais, polonais, arabe, chinois et latin). Un geste inédit sous son pontificat.
Via Huffingtonpost.fr

