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mardi 17 février 2026

À quand les élections en Republique de Guinée ? Le ministre porte-parole précise le calendrier.  

Le ministre porte-parole du gouvernement et ministre des Transports ousmane Gaoual Diallo, s’est exprimé sur l’organisation des prochaines élections. Il a mis l’accent sur les contraintes climatiques et les enjeux logistiques qui pèsent sur le calendrier électoral.

Selon lui, le respect des délais est crucial pour éviter un report du scrutin à la fin de l’année en raison de la saison des pluies. «Dans ma compréhension, il faut aller vite avant la saison des pluies. En effet, si on perdait cette période avant la fin du mois de juin, ça veut dire qu’on est parti pour des élections en fin d’année », dit-il.

Le ministre a expliqué qu’il existe « une période où on ne peut pas tenir des élections » en raison « de la pluviométrie très abondante ». Celle-ci complique les déplacements. De plus, elle rend difficile l’acheminement du matériel électoral, notamment dans les zones difficiles d’accès.

Tout en exprimant son souhait de voir le processus avancer rapidement, il a rappelé que la responsabilité du calendrier revient à l’organe en charge des élections. «J’ose espérer que la direction des élections va œuvrer dans ce sens-là. Mais c’est à elle qu’il revient, la paternité, de parler du calendrier. C’est aussi à elle de décider du rythme qu’ils veulent donner à ces élections»,dit-il.

Le ministre a également évoqué la possibilité de coupler les élections législatives et communales. Une option jugée envisageable dans certaines circonscriptions, mais complexe dans d’autres en raison des spécificités du mode de scrutin.

«Il y en a qui pensent qu’il faut coupler les élections législatives et les communales. C’est peut-être faisable dans certains endroits, mais compliqué dans d’autres compte tenu du mode d’élection»a-t-il laisse entendre.

Il a notamment souligné les défis liés aux nouvelles configurations électorales. « Comme vous le savez, maintenant il y a des localités qui vont avoir deux, voire même trois députés uninominales. Ensuite, il y aura un député national. Le mode électoral peut être compliqué à gérer par endroit»poursuit le ministre.

Malgré ces difficultés, le porte-parole du gouvernement se veut optimiste. Il estime que des solutions existent ailleurs. Il affirme aussi que le pays ne serait pas le seul confronté à ce type de contraintes.

« J’ose espérer que nous ne sommes pas le seul pays confronté à ça, qu’il y a des solutions ailleurs »,expliqué t-il.

Le ministre a tenu à rassurer sur la question du financement du processus électoral. Selon lui, les ressources nécessaires sont déjà mobilisées.

« Ce qui est clair, c’est que les moyens sont dégagés ».

Il a insisté sur le fait que le pays finance ses élections sur fonds propres, gage selon lui d’indépendance et de crédibilité. « L’autonomie de notre pays a financé ses propres élections à travers son budget. C’est aussi une garantie d’indépendance et de qualité de ce que nous faisons»a-t-il laisse entendre.

Facinet Soumah

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